Initiatives KNP : le pari de l'intrapreunariat

Nov 5, 2010 − Chez Knp, nous avons décidé depuis octobre de consacrer une petite partie de notre temps à l'intrapreunariat : le vendredi après-midi, toute l'équipe a carte blanche pour réfléchir, étudier, essayer, proposer, concevoir, écrire, développer ses propres idées : projets web, blog posts, logiciels, méthodologie, technos, business, com'… C'est le pari de l'innovation qui vient de l'intérieur. Et pour de vrai.

Chez Knp, nous avons décidé depuis octobre de consacrer une petite partie de notre temps à l’intrapreunariat : le vendredi après-midi, toute l’équipe a carte blanche pour réfléchir, étudier, essayer, proposer, concevoir, écrire, développer ses propres idées : projets web, blog posts, logiciels, méthodologie, technos, business, com’…
C’est le pari de l’innovation qui vient de l’intérieur.
Et pour de vrai.

Parce que dans la plupart des sociétés, la créativité n’est vraiment pas encouragée. Ou alors elle vient du haut de l’entreprise : les idées sont bonnes, mauvaises, ou parfois excellentes, mais n’impliquent pas “l’équipe” dans les phases amont. Pire, il est pratiquement impossible pour l’équipe d’être à l’initiative d’un vrai projet, d’un vrai changement, d’une vraie orientation.

Pourquoi ? La peur des coûts, la peur du chaos, et la peur des ratages.

Voir plus loin que le coût

Être créatif, réfléchir et chercher, ça coûte de l’argent. On maîtrise les coûts d’utilisation de sa techno habituelle, de sa méthodologie habituelle, de ses clients habituels… Pour une start-up, on a un business plan bien arrêté, on a passé des heures à y réfléchir, on va pas demander à un salarié d’y perdre du temps à son tour ?

… si ?

Il est bien trop tôt pour un bilan financier.
Mais gardons à l’esprit que si chercher coûte, trouver rapporte.
Améliorations de process, des connaissances de technos en avant-première, services web… ça rapporte surtout de la visibilité, une meilleure productivité, et une équipe motivée. Des gains indirects non négligeables, donc.

Apprivoiser le chaos

La créativité engendre le chaos. Et le chaos, ça fait peur. Toute une équipe non-managée, libre − mais payée… Ne vont-ils pas en profiter pour buller allègrement en bataillant sur starcraft ?

Et bien, d’après mon expérience, non. C’est même des moments assez intenses de travail. Les discussions fusent, les idées aussi… et ça part dans tous les sens “Ah mais si on en profitait pour créer un Behavior Timestampable pour Doctrine2, “Ça me donne une autre idée…”, “Ah mais donc Jira c’est comme ça que vous l’utilisez, je peux essayer ?”, Faut que j’écrive un post dessus

Bref, c’est le bordel, mais ça marche.

Le droit aux ratages

Il est généralement admis que l’expérience est bénéfique.
La première fois qu’on s’essaie à un projet, à un domaine, à une méthodo, on se loupe plus que la deuxième fois.

Du point de vue d’un dirigeant ou d’un manager qui donne une tâche nouvelle à un membre de son équipe, ça peut impliquer ça :

  • Tss, ça ne peut pas marcher son idée, j’aurais du réfléchir moi-même.
  • Tss, quand il développe sur son nouveau xxx, ça va vachement moins vite que quand il développait en yyy. On repasse en xxx.
  • Tss, il a des idées de Saas mais pas de business model ! J’arrête de lui demander ses idées, c’est fini..

Et si on laissait à l’équipe le droit de se planter ? Une fois, deux fois, peut-être trois… est-ce que la quatrième idée ne sera pas géniale, meilleure que celle à laquelle vous auriez pu penser ?

En avant !

Donc c’est décidé, nous allons tenter l’expérience chez Knp. Oui oui, comme Google, comme Atlassian… Mais à l’échelle d’une petite société.
Les premiers résultats sont très encourageants, les premières idées sont déjà en concrétisation, et vous verrez prochainement les premiers projets de nos journées Initiatives !